‹ Quatre mois an Texas notes de voyageChapitre 1 sur 23 · L'AMÉRIQUE ET L'ÉMIGRATION · texte numérisé non relu

L'AMÉRIQUE ET L'ÉMIGRATION

Il n'y a guère plus de deux siècles que la race anglo-saxonne se répand dans le Nouveau Continent ; mais ces deux siècles ont été mis à profit par ces vaillants émigrants qui, sur un sol neuf, ont élevé une société d'un caractère distinct de celles qui existent dans l'Ancien Monde. Pourvus de tous les éléments de force et de progrès des peuples modernes, l'imprimerie, les armes à feu, la vapeur, l'électricité, élevés par leurs écoles au niveau intellectuel de la civilisation la plus avancée, ils ont pu, dans la liberté des immenses campagnes vierges, reprendre quelque chose de l'existence simple et franche de l'homme primitif. Dans la spontanéité de cette vie nouvelle, le formalisme souvent exagéré de l'Ancien Monde, qui parmi nous met en quelque sorte l'individu dans un moule, n'avait plus de pouvoir. L'homme s'en déchargeait avec plaisir, comme il l'aurait fait d'un vêtement reconnu incommode dans le climat qu'il venait habiter.

Appliqués principalement à la culture de la terre

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