‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 101 sur 163 · LA SUITE DU ROI · texte numérisé non relu

LA SUITE DU ROI

Quel est ce débat que nous avons entendu ? LOHENGRIN.

Que vois-je? cette malheureuse femme près de toi î

ELSA

Mon sauveur! protége-moi contre cette femme. Ne t'irrite pas, si je t'ai désobéi ! Je l'ai vue éplorée devant cette porte, je Tai recueillie par pitié pour sa misère : vois maintenant quelle terrible récompense je reçois de ma bonté; elle me fait un crime de mon excès de confiance en toi !

LOHENGRIN, clouant d'un regard Ortrude à sa place.

Femme exécrable î n approche pas d'elle ! tu ne vaincras jamais ici ! — Dis-moi, Eisa, a-t-elle pu verser son poison dans ton cœur?

(Eisa cache en pleurant son visage sur le sein de Lohengrin, — Lohengrin, la relevant et montrant le munster : )

Viens ! laisse sans crainte couler tes larmes là !

( au moment où Lohengrin et Eisa, à la tête du cortège, se tournent avec solennité vers le munster, Frédéric s'élance des degrés parmi les femmes et les pages, qui ie reconnaissent et reculent épouvantés.)

FRÉDÉRIC

Roi ! princes trompés par le mensonge ! arrêtez î

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