‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 113 sur 163 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

(Lorsque le rideau se lève, la scène représente encore , comme au premier acte, une prairie sur les bords de l'Escaut. L'aurore, et enfin le grand jour. De divers côtés arrivent peu à peu sur la scène des Brabançons qui forment le ban du roi. Les différentes troupes sont conduites psr des comtes, dont les porte-bannières plantent l'écu dans le sol dès qu'ils sont arrivés; chaque troupe se rassemble autour de cet écu; des écuyers portent la lance et le bouclier du comte, des valets conduisent les chevaux à côté. Lorsque les Brabançons sont tous réunis, le roi arrive à gauche avec son ban : tous sont complètement armés en guerre.)

LES BRABANÇONS, saluant l'arrivée du roi. Salut au roi Henri ! Roi Henri, salut !

LE ROI, debout sous le chêne.

Soyez remerciés, mes bons et féaux Brabançons! je sens mon cœur enflammé d'orgueil en trouvant en chaque terre allemande ces nombreuses et puissantes levées de guerriers. Si l'ennemi de l'empire approche maintenant, nous le recevrons vaillamment; non, il ne se hasardera jamais loin de ses déserts

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de l'Est à marcher contre nous ! Pour terre allemande épée al'emande ! Qu'ainsi soit protégée la puissance de l'empire !

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