‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 12 sur 163 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

SENTA, avec vivacité.

Oh! taisez-vous ! Voulez-vous, paiw vos rires insensés, me fâcher sérieusement ?

LES FILLES, reprenant très- fort, avec un empressement comique, et en faisant tourner leurs rouets vivement et à grand bruit, comme pour ôter a Senta le temps de les gourmander.

Bourdonne et gronde ! mon bon petit rouet, je te fais aller vite et gaiement! Tourne, tourne mille fils menus. Bon petit rouet, gronde et bourdonne !

SENTA, les interrompant avec colère.

Finissez cette folle chanson, l'oreille n'entend que gronde et bourdonne ! Si vous voulez que je me mêle à vous, cherchez quelque chose de meilleur.

LES JEUNES FILLES

Eh bien, chante toi-même.

SENTA

Écoutez mon conseil : — Dame Mary va nous chanter la ballade.

MARY

Dieu m'en garde ! Il ne manquerait plus que cela ! Laissez en paix le Hollandais volant.

SENTA

Que de fois pourtant je Fai entendue de ta bouche! Je vais la chanter moi-même : écoutez, jeunes filles. Laissez-moi toucher vos cœurs : la destinée de l'infortuné devra vous toucher.

LES JEUNES FILLES

Nous le voulons bien . . »

SENTA

Faites attention aux paroles !

LES JEUNES FILLES, se levant.

Les rouets en repos !

MARY, avec dépii.

Moi, je vais filer

(Elle continue à filer,)

SENTA, dans le fauteuil d'aïeul.

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