‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 24 sur 163 · LE PILOTE, DES MATELOTS · texte numérisé non relu

LE PILOTE, DES MATELOTS

Ha ha ! en vérité ! ils sont morts; ils n'ont pas besoin de boire ni de manger !

LES JEUNES FILLES, comme précédemment.

Comment! marins paresseux que vous êtes! êtes-vous déjà nichés? n'est-ce donc pas fête aussi pour vous aujourd'hui?

LES MATELOTS

• Ils ne bougent pas de leur place, vrais dragons qui gardent le trésor !

LES JEUNES FILLES

Hé! marins, ne voulez-vous pas du vin frais? en vérité, vous devriez pourtant aussi avoir soif !

LES MATELOTS

Ils ne boivent pas, ils ne chantent pas; il n'y a pas une lumière allumée dans leur navire.

LES JEUNES FILLES

Dites, n'avez-vous pas aussi vos amours à terre? Ne voulezvous pas danser avec nous sur la pelouse du rivage?

LES MATELOTS

Ils sont déjà vieux et blêmes, au lieu d'être rouges, et leurs amoureuses sont mortes !

LES JEUNES FILLES, criant avec force.

Hé! marins! marins! éveillez-vous donc!

(Les jeunes filles chantent avec les matelots.) Nous vous apportons à monceaux aliments et boissons !

LES MATELOTS, joignant leurs voix à celles des jeunes filles. Elles vous apportent à monceaux aliments et boissons!

LES JEUNES FILLES» surprises et effrayées.

Vraiment, oui! ils semblent morts! ils n'ont pas besoin d'aliments ni de boissons.

LES MATELOTS, plaisantant.

Vous savez bien l'histoire du Hollandais-Volant ! eh bien, son navire, en corps et en vie, le voilà ! '

LES JEUNES FILLES, comme précédemment.

N'éveillez pas l'équipage! ce sont des fantômes, nous en jurerions.

LES MATELOTS, avec redoublement de gaieté.

Combien y a-t-il de centaines d'années que vous êtes à la mer? Vous n'avez pas peur, n'est-ce, pas? de la tempête et des é:ueils !

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