‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 23 sur 163 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LES MATELOTS DU NORWÉGIEN, buvant.

Pilote, repose-toi. Pilote, viens avec nous ! Hohé ! hého ! Hissez les voiles! Fixez l'ancre ! Pilote, ici ! Nous ne craignons ni vent ni rivage dangereux, nous voulons aujourd'hui être tout à la joie ! Chacun à sa belle a terre, d'excellent tabac et de bonne eau-de-vie. Hossassahè ! Nargue à recueil, à la tempête — Jollohohé ! Nous nous en moquons ! Hassassahè ! Pliez les voiles ! Arrêtez l'ancre! Nous narguons ccueil et tempête! Pilote, ici ! Viens boire avec nous.

(Ils dansent sur le pont. Les jeunes filles viennent, portant des corbeilles pleines d'aliments et de liqueurs.)

LES JEUNES FILLES

Amies! regardez donc ! Ils dansent en vérité ! par ma foi, ils n'ont pas besoin de jeunes filles.

(Elles vont sur le vaisseau hollandais.) LES MATELOTS.

Hé! les belles 1 arrêtez! où allez-vous là?

LES JEUNES FILLES

Ne pensez-vous qu'au vin frais#? Votre voisin, là-bas, doit avoir aussi quelque chose; liqueurs et régal sont-ils pour vous seuls?

LE PILOTE

C'est vrai ! Portez quelque chose aux pauvres diables I Ils paraissent languissants de soif.

LES MATELOTS

On ne les entend pas.

LE PILOTE

Eh ! voyez donc un peu ! pas une lumière ! pas trace <T équipage !

LES JEUNES FILLES, se disposant à aller à bord du Hollandais.

Hé! marins! hé! voulez-vous des torches?— Où êtes -vous donc? on n'y voit pas ici!

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