‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 39 sur 163 · CHANT DES PÈLERINS · texte numérisé non relu

CHANT DES PÈLERINS

C'est vers toi que je vais , Seigneur Jésus, vers toi qui es l'espérance du pécheur ! Louanges à toi, Vierge douce et pure, sois propice à notre pèlerinage !

TANNH^SUSER.

(Tandis que le chant des pèlerins se perd ici un instant ,Tannhœuser le continue, à genoux, comme absorbé dans une fervente prière.)

Ah ! je sens peser sur moi le faix de mes péchés , je ne puis le porter plus longtemps ; c'est pourquoi je renonce à la paix, au repos , j'embrasse avec ardeur la fatigue, les souffrances.

(Des larmes étouffent sa voix ; on entend, à une plus grande distance, continuer le chant des pèlerins, qui se perd enfin tout à fait; pendant ce temps-là, on entend sonner au fond de la scène, du côté d'Eisenach, dos cloches d'église. Les cloches se taisent, et l'on entend à gauche des sons de cor.)

138 TJNNHiEUSER

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