‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 38 sur 163 · CHANT DES VIEUX PÈLERINS · texte numérisé non relu

CHANT DES VIEUX PÈLERINS

C'est vers toi que je vais, Seigneur Jésus, vers toi qui es l'espérance du pécheur ! Louanges à toi, Vierge douce et pure; sois propice à notre pèlerinage !.. Ah ! je sens peser sur moi le faix de nos péchés, je ne puis le porter plus longtemps ; c'est pourquoi je renonce à la paix, au repos, et j'embrasse avec ardeur la fatigue, les souffrances. A la fête auguste du jubilé, je vais racheter humblement mes péchés; béni l'homme qui reste fidèle ..dans la foi; il est sauvé par la pénitence et le repentir.

(Le berger, qui a continué à jouer de la musette, s'arrête lorsque la procession des pèlerins est arrivée sur la hauteur en face de lui.)

LE BERGER, agitant son chapeau et appelant à grands cris les

pèlerins*

Dieu vous protège ! Dieu protège votre pèlerinage à Rome ! Priez pour ma pauvre âme.

Page 1