‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 42 sur 163 · TOUS LES CHANTEURS · texte numérisé non relu

TOUS LES CHANTEURS

Salut ! salut à toi! (rois fois salut !

LE LANDGRAVE

Sois donc aussi le bienvenu pour moi! Parle, où est-tu resté si longtemps ?

TANNH^USER.

J'ai erré dans des contrées lointaines , bien lointaines , dans des lieux où je n'ai trouvé ni paix , ni repos. Ne m'interrogez-

140 tannhjEuser

pas ! je ne suis pas venu pour combattre avec vous. Que tout soit oublié entre nous, et laissez-moi partir!

LE LANDGRAVE

Non pas! Tu nous appartiens de nouveau.

WALTHER

Tu ne partiras pas.

B1TEROLF.

Nous ne le permettrons pas.

TANNH^EUSER , chantant avec le landgrave et. les chanteurs.

Laissez-moi ! Nul séjour n'est plus fait pour moi , et il ne m'est plus possible de me reposer jamais ; ma voie m'entraîne sans cesse en avant, car je ne puis plus porter un regard en arrière.

LÉ LANDGRAVE et les CHANTEURS , chantant avec Taiinhacuser.

Reste, reste parmi nous; il le faut ! nous ne te laisserons pas t'éloigner de nous. Tu veux nous fuir, et pourquoi , après un retour si court?

T ANNUALISER , se dérobant de leurs bras.

Loin , loin d'ici !

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