‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 43 sur 163 · ACTE I ïflt · texte numérisé non relu

ACTE I ïflt

TANNHiEUSER , vivement ébranlé, et avec joie.

Elisabeth! 0 puissance du ciel, c'est toi qui me cries ce nom enchanteur ?

WOLFRAM

Tu ne m'appelleras pas ennemi, pour l'avoir prononcé ! Me permets-tu, seigneur, d'être le messager de son bonheur?

LE LANDGRAVE

Dis-lui le charme qu'il a exercé, et puisse Dieu lui prêter la vertu d'en diriger noblement l'effet !

WOLFRAM

Tu luttais vaillamment contre nous; tantôt tes chants victorieux l'emportaient sur nos chants, et tantôt notre art triomphait du tien. Mais il était un prix que toi seul avais gagné. Était-ce par enchantement, était-ce par un pouvoir innocent que ton chant, plein de volupté et de souffrance, avait subjugué la plus vertueuse des jeunes filles? Dès que tu nous eus fièrement abandonnés, son cœur, hélas! se ferma à nos chants; nous vîmes ses joues pâlir, elle s'éloigna pour toujours de nos réunions. Ohj! reviens, vaillant chanteur, reviens associer ta voix à la nôtre, qu'elle ne manque pas plus longtemps à nos fêtes, que son étoile luise de nouveau à nos regards.

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