‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 48 sur 163 · ACTE lï \bj · texte numérisé non relu

ACTE lï \bj

LE LANDGRAVE

Te sens-tu pressée de m'ouvrir (nfin ton cœur?

ELISABETH

Regarde dans mes yeux ! Je ne saurais parler.

LE LANDGRAVE

Garde donc sans le dire Ion doux secret quelque temps encore ; que le charme reste entier, jusqu'à que tu aies la force de le dénouer. — Qu'il en soit ainsi : le prodige que le chant a préparé, éveillé en ton cœur, le chant va le dévoiler aussi, et le couronner en l'achevant. Que le jeu poétique devienne maintenant action et vie.

(On entend des trompettes.)

Déjà s'approchent les nobles de mes terres, invités par mon ordre à cette fête magnifique. Ils viennent plus nombreux que jamais, car ils ont appris que tu étais la reine de la fête.

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