CHŒUR
Nous saluons avec joie la noble salle : puisse-t-elle longtemps
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n'être habitée que par l'art et la paix, retentir longtemps de ce cri joyeux : « Prince de Tliuringe, landgrave Hermann, salut! »
( Les chevaliers et les dames , conduits par les pages, ont pris place sur des sièges élevés, formant un large demi-cercle. Le landgrave et Elisabeth occupent sur le devant de la scène un siège d'honneur, placé sous un baldaquin... Trompettes... Les chanteurs entrent, et s'inclinent avec solennité devant l'assemblée, en saluant à la manière des chevaliers; puis, dans le milieu de la scène resté vide, ils s'assoient, en formant un demi-cercle plus étroit, sur les sièges qui leur sont destinés, Tannhœuser, tout à fait sur le devant de la scène à gauche, Wolfram à l'extrémité opposée et à droite, font face à l'assemblée.)
LE LANDGRAVE, se levant.
Cette salle a déjà bien des fois entendu tomber de vos lèvres, chanteurs bien-aimés, de belles mélodies; par de sages énigmes comme par de gaies chansons, votre jeu toujours ingénieux a réjoui notre cœur. . . Quand notre épée soutenait dans de sérieux et sanglants combats la majesté de l'empire allemand, quand nous résistions à la fureur des Guelfes et que nous repoussions la fatale discorde, vous n'avez pas conquis de moins nobles couronnes.
La grâce et la politesse de la vie, la vertu et la vraie foi ont remporté par votre art une haute et magnifique victoire.
Aujourd'hui apprêtez-nous donc une fête à nous aussi, aujourd'hui qu'il nous est rendu, le vaillant chanteur, tant et si longtemps regretté par nous. Qui est-ce qui l'a ramené parmi nous, c'est là, je croi?, un étrange mystère; à vous il appartient de