ACTE II
qu'il t'a données, non, en vérité, pas une ne valait un coup d'épée.
(Agitation croissante parmi les auditeurs.)
CHEVALIERS, de différents côtés.
Ne le laissez pas finir ! arrêtez sa témérité.
LE LANDGRAVE à Biterolf, qui met la main à son cpée. Au fourreau l'épée! Chanteurs, restez en paix !
(WOLFRAM se lève, rempli d'une noble indignation. Aussiiôt qu'il commence, le plus profond silence se rétablit.)
0 ciel, laisse-toi fléchir ; inspire et sanctifie mon chant ! Fais que je voie le crime banni de cette noble et pure assemblée !
Sublime amour, que mon chant te consacre un hymne inspiré, toi qui, sous les traits divins d'un ange, as pénétré dans mon âme ! Tu approches, messager céleste, je te suis dans un charmant éloignement, tu me conduis ainsi dans des régions où rayonne éternellement ton étoile.
TANNH^USER , au comble de l'enthousiasme.
Déesse de l'amour, c'est toi que mon chant doit célébrer ! Gloire te soit hautement rendue à cette heure par ma voix ! Ta grâce divine est la source de toute beauté, et les plus charmantes merveilles sont ton œuvre. Qui t'a pressée dans ses bras d'une étreinte brûlante, celui-là sait ce qu'est l'amour, nul ne le sait que lui. Pauvres mortels, qui jamais ne connûtes l'amour, partez, allez sur la montagne de Vénus !
(Explosion générale et terreur.)
154 TANNH^USER
TOUS
Ah! le maudit! fuyez-le! Entendez-vous? il a été au Venusberg !