‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 59 sur 163 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

WOLFRAM

Je savais la trouver ici en prière, comme je la rencontre si souvent, quand je m'égare, du haut de ces collines et de ces bois, dans la vallée.

Portant en son cœur la mort qu'elle a reçue de lui, prosternée dans de ferventes prières, jour et nuit elle implore son salut : éternelle puissance d'un saint amour !

Elle attend que les pèlerins reviennent de Rome; déjà les

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feuilles tombent, leur retour ne tardera pas; reviendra~t-il avec les pardonnes?

C'est la demande, c'est le vœu ardent qu'elle adresse au ciel. Faites, ô saints, qu'il soit exaucé! Si la blessure doit rester toujours ouverte, du moins qu'elle soit adoucie!

(il va continuer à descendre; quand il entend dans le lointain le chant des pèlerins les plus âgés qui approchent, il s'arrête de nouveau.)

ELISABETH se lèvc; prêtant l'oreille au chant.

Voici leur chant, ce sont eux, ils reviennent! O saints, enseignez-moi mon œuvre, que je l'accomplisse avec dignité!

WOLFRAM, pendant que le chant approche lentement.

Ce sont les pèlerins, c'est la pieuse mélodie qui annonce le salut et le pardon obtenus. O ciel, forlifie son cœur maintenant, cette heure va décider de sa vie!

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