‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 60 sur 163 · CHANT DES VIEUX PÈLERINS · texte numérisé non relu

CHANT DES VIEUX PÈLERINS

(On les entend d'abord approcher de loin en chantant, puis ils atteignent le devant de la scène à droite, cheminent le long de la vallée vers la Wartburg, et disparaissent derrière la partie de la montagne qui avance au fond.)

O bonheur ! je puis enfin te contempler, ô mon pays ! je puis saluer avec joie tes aimables campagnes ! Je laisse maintenant reposer le bâton du voyageur, car j'ai achevé, fidèle à Dieu, mon pèlerinage. Par la pénitence je me suis réconcilié avec le Seigneur, que mon cœur adore, qui a béni, couronné mon repentir; avec le Seigneur, dont ma voix chante les louanges. Le remède de la grâce est accordé au pénitent, il partagera un jour

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