‹ Quatre poèmes d'opéras traduits en prose françaiseChapitre 86 sur 163 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Dans l'intérieur du bûrg d'Anvers. Au milieu du fond, le Palas (demeure des chevaliers), sur le devant de la scène, à gauche la Kemenale (demeure des femmes); à droite, sur le même plan, la porte du munster; au fond, du même côte la porte de la tour. — Il fait nuit; les fenêtres du Palas sont brillamment éclairées; on entend retentir joyeusement à l'intérieur des cors et des trompettes. — Sur les degrés de la porte du munster sont assis, couverts de vêtements pauvres et sombres, Frédéric et Ortrude. Ortrude, les bras appuyés sur ses genoux, a les yeux attachés sur les fenêtres illuminées du Palas. Frédéric regarde la terre d'un air sinistre. — Silence long et lugubre.

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