Arch. Nat., F2i 5G5, II
que Quatremère, Lemot etLepère, demandent le revêtement du piédestal de Henri IV ' ; c'est à Carrare qu'est commandé en 1818 le bloc, qui n'arrivera qu'en 182 4, pour le piédestal du Louis XIII de la place des Vosges. Pourtant, à partir de 1828, le directeur des travaux publics et le Préfet de la Seine prônent ^ l'exploitation méthodique des carrières françaises et surtout pyrénéennes, déjà mises à contribution sous l'ancien régime. Nul doute que Quatremère n'ait encouragé cet effort lorsque Héricart-Thury , sur le désir même des architectes, l'appelle en 1828^ à la commission chargée de choisir les marbres destinés à décorer les Eglises de Paris : si ce n'était plus emprunter à l'Italie, c'était faire comme elle. Mais nulle part, il n'est question de la belle pierre grise que les constructeurs et imagiers gothiques ont si magnifiquement mise en œuvre. Du marbre pour le pavement, le parement, le mobilier et la statuaire, c'est la tradition italo-antique, et d'ailleurs, dans la hiérarchie des matériaux (car il y en a une en tout pour tout esprit bien fait), le marbre est noble, après le bronze.
Dans les projets de décoration picturale des monuments parisiens on le retrouve encore. Déjà en 18 19, il exprimait le désir que fût renouvelée à l'Institut l'institution de l'Académie de Florence, c'est-à-dire une galerie, un « Elysée » de portraits des grands artistes de tous les temps et de tous les pays. C'était rendre aux vivants la tradition présente, visible '. Lorsque Lebas eut ménagé en i833, à la frise de la salle particulière des séances, une suite de médaillons ', dans le