‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 109 sur 396 · Cf. le chap. sur l'Académie · texte numérisé non relu

Cf. le chap. sur l'Académie

5. Lettre de Lebas au président de l'Académie, 19 décembre i834 (Arch. Acad. B.-A.).

ii6 l'intervention dans les oeuvres

style de la Renaissance, il y situa son projet. Mais les grands artistes n'y seront plus seuls; il écrit à Tliiers \ ministre de l'Intérieur, que les peintres de l'Académie des Beaux-Arts offrent de peindre (des portraits d'hommes célèbres, à placer dans les médaillons qui compléteront la décoration de la salle, avec les statues de Poussin et de Puget ». Thiers accepte, et lui demande de lui signaler les artistes qui se proposent. En 1834 l'attribution était arrêtée^. Les médaillons sont toujours là : les académiciens délibèrent encore, comme il le voulait, dans un « Elysée », parmi (( les ombres des morts ». Un de ses meilleurs titres est d'avoir très directement contribué au grand retour de la Restauration vers la peinture monumentale et vers la fresque. Dès 181 6 l'Académie, consultée par Yaublanc, délibère sur les sujets à peindre dans les six grands cintres de la Madeleine \ Quant à la fresque murale proprement dite, que, sous le Directoire, Neveu et Am. Duval '^ avaient cherché vainement à acclimater en France, le secrétaire perpétuel seconde l'effort de tous les classiques ^ pour installer dans les Eglises de Paris l'art national par excellence en Italie, la peinture de destination publique et non de musée, surtout historique en ses sujets, idéogrammatique d'intention, idéaliste par le style, propice au dessin, presque hostile à la couleur où entraîne la technique de l'huile, et qui n'offusque pas le regard, comme celle-ci, par le brillant du vernis. Sa difficulté « met des obstacles, dit Quatremère, au libre développement de la pensée et de l'exécution ». Voilà bien sa vertu! Posée avec circonspection sur l'enduit frais, elle assagit la fougue, et veut la sû-

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