Décade, an III, t. IV, p
5. A^'oiice Chalgrin, 1816; Annales des Bâtiments et des arts, t. IV, 1819,^. 16, « pas de peintures isolées, portatives » ; il no faut point à l'art « un principe solitaire ». — Moniteur, 3o avril 1820, 7 janvier, 18 mai et 17 septembre 1822.
LES TRAVAUX D ART ET EMBELLISSEMENTS DE PARIS I 1 "j
reté disciplinée de la pensée et de la main. Le mot d'ordre, donné par le comte de Pradel, c'est-à-dire par la Maison du Roi, et par le comte de Chabrol, c'est-à-dire par la Préfecture de la Seine, ofïicicllcment recueilli et répercuté par l'Académie des Beaux-Arts, puis par les Annales des Bâtiments, par le Journal de Paris, par le Moniteur, transmis à nos pensionnaires de la Villa Médicis, a provoqué la résurrection de la peinture décorative, qui devait des la Restauration orner la Bourse, les salles du Conseil d'Etat, lesplafondsdu Louvre, la Bibliothèque de Fontainebleau, puis aboutir, après les œuvres de Delacroix, de Delaroche, de Chasseriau, aux chefsd'œuvre de H. Flandrin et de Puvis de Chavannes. C'est toute une Renaissance qui va s'accomplir à la faveur des exigences de pensée méditative, et d'ordonnance rythmée. C'est le classicisme qui a entrepris ce renouveau.
Au jury du premier salon de la Restauration, à la première séance \ en i8i5, Quatremère s'associe au souhait officiellement présenté par le comte de Pradel, directeur général de la maison du Roi, et qu'appuient Fontaine, Gérard, Gros, Girodet, Guérin, d'encourager « ce genre presque entièrementtombéen oubli» : Fontaine propose de lui réserver dès maintenant quelques parties du Louvre, surtout la chapelle en construction ; à l'unanimité on lui destine, comme essai, (( les pignons » des salles affectées à la sculpture moderne, et l'on décide de prier le directeur de l'Ecole de Rome de recommander aux pensionnaires la fresque, procédé et style. C'est le secrétaire perpétuel qui transmet le vœu.
R forme avec le Préfet de la Seine ', pour en décorer nos Eglises dépouillées de leurs tableaux de 1791 à 1794, une étroite complicité. En 181 9 commande est donnée à Vinchon de peindre à fresque la chapelle Saint-Maurice^ à Saint-