‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 113 sur 396 · Proces-verbaux de l'Acad., 17 juin · texte numérisé non relu

Proces-verbaux de l'Acad., 17 juin

et de l'exécution », conclut qu'il faut habituer les peintres et les yeux du public à cet art si italien, et que les pensionnaires de Rome, familiers des grands modèles, sont tout désignés pour les commandes'. Non content d'en installer le culte au conseil général de la Seine de concert avec le Préfet, il loue dans les séances oiïicielles de l'Académie les fresques de Meynier au Louvre, de Meynier et d'Abel Pujol à la Bourse". Meynier est pour lui, pour l'Ecole, le grand fresquiste! C'est qu'on est en i83/i, et que l'année précédente Delacroix vient de recevoir de Thiers la vaste décoration du Salon du Roi au Palais Bourbon. Du reste, les décorations murales de Meynier, de Pujol, de Vinchon, de Gosse, de Fragonard, à la Bourse ou dans les salles "du Musée Charles X, au Louvre, sont des simili-bas- reliefs en grisaille \ La fresque monochrome, qui ne troue pas la paroi et est comme un acheminement à la sculpture, voilà bien l'extrême tendance du goût de l'Ecole et du sien.

Il est certainement de moitié dans le vœu qu'exprime le Préfet au conseil général en 1826 : de faire appel, pour la fresque, à l'art « sévère et pur » d'Ingres ''. N'est-ce pas à celui-ci qu'il faisait allusion en 182/i et i833, quand il réclamait de grandes entreprises de peinture monumentale " confiées à un seul peintre de génie, sur les esquisses ou cartons duquel travailleraient des artistes de talent, comme l'équipe de Phidias au Parthénon ou celle de Raphaël au Vatican "è Ingres lui-même, que tentait la fresque comme la détrempe, caressa ce rêve^ qu'entretenait le souvenir des fresques de Pise, d'Assise, de Florence et de Rome. Dans tous les cas son ami a certainement aidé à se développer, dans les églises de Paris, le grand art de la peinture monumentale, destiné

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