Ci-dessous, le chapitre sur les artistes
6. Procès-oerbaux de la commission permanente des Beaux-Arts, 1848-1849.
à maintenir avec Ab. de Pujol, Flandrin, Orsel, Périn, Am. Duval, Delaroche, et malgré les chefs-d'œuvre de Delacroix, les traditions de l'idéalisme.
Ainsi, depuis son entrée à la Commune de Paris en 1789 jusqu'à sa retraite comme secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts en 1839, il a tenté d'appliquer à Paris, à ses sites, édifices, statues ou bas-reliefs, décorations picturales, son idéal de beauté pseudo-classique. Et que d'interventions qui nous sont restées inconnues ! Le Paris de l'ancien régime avait baptisé une rue du nom de sa famille, consulaire et échevinale ; le Paris du xix'' siècle, sans discuter la qualité esthétique de son intervention, a témoigné de deux façons son souvenir, le plus souvent sa reconnaissance, à ce bourgeois de la rue Saint-Denis qui était allé deux fois recueillir pour lui les leçons de Rome, d'IIerculanum et de Pœstum : d'abord par ses historiens, Dulaure, Prudhomme, Landon, Legrand, Fontaine. B. de Saint-Victor, Gailhabaud, Pigeory, etc. ^ ; puis parle médiocre médaillon de pierre, sculpté par Rougelet ^ et encastré dans la cour du sud du nouvel Hôtel de Ville, parmi ceux que Paris croyait devoir dédier, en 1879, (( àla mémoire de ses meilleurs enfants^». En somme, qualité de doctrine et de l'influence mise à part, il est bien là, dans l'édifice qui pour lui résumait Paris, où il a siégé trente ans et élaboré ses projets d'embellissements, et qu'il a d'ailleurs cru tout entier, dans l'état où il l'a connu, de (( Dominique Boccadoro, dit Cortone », italien
de la (( Renaissance des arts ».