‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 120 sur 396 · Salon de iSi-j , p · texte numérisé non relu

Salon de iSi-j , p

tronne* etDacier^ en 1818, le Magazin pittoresque en i83/i et i836, Beulé lui-même en i85/i\ vantent à nos artistes la polychromie naturelle que révéla Quatremère, et les piquent d'émulation.

Les peintres commencent en simulant la toreutique, c'est-àdire des œuvres de métal, d'or surtout. Déjà, en 1789, David, que Quatremère avait à Rome entretenu de ses recherches, dresse dans son Brutus une statue polychrome de Rome. Prudhon asseoit Jupiter sur un trône d'or et d'ivoire, dont les montants portent une Victoire ailée comme dans la planche de Quatremère \ Ingres, qui de lui-même, en i8o3, dans sa (( Vénus blessée par Diomède », avait appliqué l'or en feuilles sur le char et les crinières des chevaux, comme dans les grands vases à peinture de l'école de Xénophantos, prodigue l'or en 1827 dans son Apothéose d'Homère '. Puis ce sont les essais véritables de la plastique : Ganova ne put, faute d argent, sculpter vers 181/I, pour Saint-Pierre du Vatican ou pour la grande niche du Panthéon de Rome, la statue polychrome de la Religion , dont Cicognara et lui rêvaient après lecture du « Jupiter Olympien ». Mais est-ce sous l'influence de son ami, de son ancien administrateur des travaux au Panthéon français, que Chaudet exécute en i8o5, par ordre de Denon, la statue delà Paix, en argent, assise sur un siège de bronze orné d'or moulu, galon d'or au dos, lacets d'or aux chaussures, couronne d'épis de maïs, et caducée d'argent doré dans la main ^.^^

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