Jupit. Olymp., pi. XX
126 l'intervention dans les œuvres
lions, la technique des alliages de métaux, la taille de l'ivoire: teclmicité qu'il a été étudier chez les fondeurs et orfèvres de Paris. Ce classique leur rappelle, sur l'exemple de Phidias, avant Th. Gautier et G. Flaubert, qu'il y a (( dans certaines matières, une beauté qui ajoute sa valeur à la valeur même de l'art ». Il s'agit de combattre (( la loi de monotonie imposée à la sculpture par l'usage moderne^ », et pour son compte il se flatte d'avoir donné de la statuaire en or et ivoire (( une démonstration tellement sensible, qu'il ne manque plus que la volonté ou l'occasion de reproduire ^ » des œuvres, que la destination publique de l'art grec vouait au plus universel des sentiments: le sentiment religieux. Lui-même a failli nous donner en 1792, au fond du Panthéon, un groupe delà Patrie en matières précieuses polychromes; mais l'argent manquait. La même année il fait exécuter et porter, à la fête de la Loi, la statue dorée de Minerve. Avant 181 5, pendant qu'il compose le « Jupiter Olympien », il songe encore à (( exécuter ou à faire exécuter », comme preuve, une statuette d'ivoire et de métal; les dessins et aquarelles de l'ouvrage ne sont précisément que pour y suppléera Son vœu devait se réaliser. Le « Jupiter » trouble l'imagination des artistes : Bouillon, en tête du (( Musée des Antiques » restitue à l'aide des docuinents dont s'était servi Quatremère une Miner\e qui est une réminiscence de la sienne *. Glarac reproduit le Jupiter Olympien (( en suivant ses données », et sa Minerve telle quelle ; il y joint le même schéma pourl'agencement des plaques d'ivoire ^ Guinguenéen 1809*^, le Magazin encyclopédique en i8i5\ Miel en 181 7 \ Le-
1. Id., Avant-propos, p. 19, 20, 22, et la Restitution de la Minerve, Paris, 1826, p. 7.