Miel, .Voifce sur N.-M. Gatteaux, 1882, p. i
LES ARTS POLYCHROMES iSy
la fois dans son Album la machine de Gatteaux et l'éloge de Quatremère\ C'est qu'il s'agit d'échapper à un grave dilemme : garder jalousement authentique, dans les musées, la beauté des grands modèles, sans permettre de reproductions plastiques ; mais alors trop rares sont ceux qui en peuvent jouir ; ou permettre de la reproduire dans la pierre ou le rnarbre, pour la vente ou l'enseignement, mais alors la laisser trahir. L'exactitude dans les renfoncements, observe Clarac, est surtout difficile. La nouvelle « mise aux points )) réconciliait vulgarisation et fidélité. Quatremère savait bien quel profit en pouvait tirer la pédagogie classique. En 1828 et 1827^, il est encore appelé à la fin de l'Exposition à juger si le goût de nos manufacturiers a su transformer des « produits » en œuvres d'art. Il a donc une part, le plus souvent officielle, dans l'immense effort accompli^ de 1791 à i83o pour marquer au goût de la Grèce et de Rome le cadre d'objets où se meut la vie des Français.
VL — Enfin il devait s'occuper passionnément de la médaille^, qui relève de l'histoire contemporaine par les événements qu'elle commémore, de l'archéologie par ses modèles lointains, et de l'esthétique par l'impression de beauté qu'elle cherche à produire \ Il ne fait ici que partager la passion de tout l'Empire, de l'Empereur lui-même, et de la Restauration, pour cet art si romain, qui est épigraphie, sculpture, histoire concrétisée en métal. Lorsque David, dans le portrait de Mongez, met entre les doigts du