Actes de la Commune, t. 1, p. 817, t. II, p
5. Paris, 1790^ in-8 (cf. Moniteur, 22 février, et Actes de la Commune, séance du 2 avril).
l'homme et sa vie 5
aussi qu'elle ne s'immisce point dans la querelle entre les comédiens français qui prétendent à un « régime exclusif » et les Italiens : le public ira où il lui plaira. Son discours, plein d'esprit, est invoqué par Peuchet dans le Moniteur^ ; le Journal de la manicipalité l'analyse. La même année il donne au Mercure de France acheté par Panckoucke une dissertation sur l' « Opéra bufla », apologie de la musique et des chanteurs italiens. Elle amena le rappel à Paris de ces derniers, qui lui offrirent un fauteuil sa vie durant. Il refuse ; mais le plus souvent possible l'italianisant forcené allait chez eux satisfaire sa passion de la mélodie, qui est le dessin dans la musique.
En avril 1791 il est appelé au premier comité d'instruction publique institué près le Directoire du département ' et chargé de dresser un nouveau plan d'instruction. Avec ses collègues ^ le 2 mai, il fait renvoyer chez eux les vingt-quatre boursiers du collège Mazarin, ce qui équivaut à la fermeture, fait suspendre le concours d agrégation que des membres de l'Université en la Faculté des Arts viennent de présider sans avoir prêté le serment civique, et collabore au rapport sur la suppression de la corporation de l'Université \ Etatisme et laïcité sont alors ses principes.
C'est au titre de commissaire pour l'instruction publique près le Directoire qu'il est chargé par ce dernier, le 16 mai 1 79 1 , d'un rapport sur les moyens d'adapter lédifice de Sainte- Geneviève à sa nouvelle destination de Panthéon des grands hommes. Un article du (( Dictionnaire d'architecture'^ » et une lettre à l'Assemblée, publiée dans le Moniteur^, à propos du décret de translation des restes de Mirabeau, lui valurent cet honneur. Ce rapport (juillet 1791) et projet d'arrêté, analysés et loués par la Chronique de Paris (5 août) et le