lettre, p. 209, et 4''i p
l68 LES INSTITUTIONS
Paris ou de Londres, « où leur aspect est désenchanté », mais, si Rome peut continuer ses fouilles en sécurité, une Renaissance nouvelle va se propager, et le (( goût du beau, du simple, du vrai », surgir pour nous du sol romain \ Quatremère lance ici une proposition originale : l'Europe devrait contribuer à l'exploitation du sol de Tltalie, en tout désintéressement ^ On Fa reprise récemment à propos d'Herculanum avec les mêmes arguments \ et on l'applique en Grèce depuis longtemps. En attendant, au lieu d'enlever à Rome le produit de ses « défrichements », de commettre sur elle (( le crime de lèse-instruction publique », que les nations qui ont des colonies antiques les exploitent. Et Quatremère nous exhorte à remuer notre Grèce ou notre Italie, la Provence, dont l'amphithéâtre de Nîmes serait le musée adéquat \ « Le reste, c'est la convoitise de Verres ».
Mais il songe aux œuvres modernes après les antiques, et aux peintres autant qu'aux sculpteurs \ On n'apprend qu'à Rome à bien voir et traduire les formes*^. Au paysagiste, les environs offrent des paysages aux (( traits savants », qui rapprochent dans un ensemble oii l'expression de chaque objet
1. 2^ lettre, p. igS. Cf. Winckelmann : par tous les monuments qu'elle nous a conservés « Rome moderne est devenue l'institutrice du monde « (^Histoire de l'Art, liv. V, chap. ii, par. 21).
2. Id., p. i8g. (( Combien de fois no vous etes-vous pas étonné avec moi, de ce que l'Europe ne contribuait pas aux dépenses d'une exploitation dont elle recueille le fruit le plus précieux, c'est-à-dire l'instruction? «