‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 180 sur 396 · Archives du Musée des Monuments français, t. 11, p. 2C · texte numérisé non relu

Archives du Musée des Monuments français, t. 11, p. 2C

ig/i LES INSTITUTIONS

ont agité les esprits. Droz les invoque et leur emprunte ^ Le Moniteur^, organe officiel, les annonce, les analyse, fait l'apologie de la dispersion et l'éloge de celui qui en fut le héraut. Latolie, conservateur des monuments publics, ami de Quatremère, signe le dernier des trois articles. Le Nain Rose^ lui reprend ses arguments en les accommodant de violence inouïe. Les Considérations sont traduites en anglais (182 1); Cliéron les exoAie ddins les A nnales de la Littérature et des Arts, àoni Quatremère est un des premiers collaborateurs avec Victor Hugo et Nodier'^.

Atout prendre, dans la campagne dont le Musée des Monuments français est mort, il faut restituer à Quatremère un rôle éminent, très supérieur à celui de Deseine\ Son talent, oratoire et compassé, parle aux Parisiens de 1800-1816 le langage qu'ils aiment. Tandis que Deseine, ouvrier du ciseau, descend au détail des sculptures à restituer, Quatremère leur sert l'ivresse des principes, dont la puissance alors est formidable. Le sculpteur, fait inattendu, met surtout en avant des arguments antirévolutionnaires ; le philosophe, l'académicien, le magistrat municipal, met surtout en avant l'intérêt de l'œuvre d'art, du goût classique et de Paris, de Paris, musée organique et vivant! C'est le Vieux Paris qui proteste, par son Conseil et Quatremère, contre le Musée qui le dépouille.

Mais Quatremère confond sa campagne contre les Petits- Augustins dans une autre, plus vaste, contre tous les Musées artificiels. Pour donner plus de force à sa thèse et à son

1. Éludes sur le Beau dans les Arts, Paris, i8i5, p. 186-188. On y retrouve la condamnation des « vastes magazins x>, la recherche des « harmonies », l'apologie des restitutions de 181 5.

2. II décembre i8i5 ; 7 octobre et 19 août 1817; 7 juin 1819.

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