‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 184 sur 396 · Lettre du 2 aoilt (à · texte numérisé non relu

Lettre du 2 aoilt (à

centrer en lui-même ^ ; et d'ailleurs l'administration avec Pradel et la direction du Louvre avec Forbin en réduisent de bonne heure l'influence au strict minimum. Mais Quatremère, nommé en mars 1816 secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux- Arts reconstituée, regagne par là une partie du prestige et de l'action qu'il croit nécessaires à la prospérité de l'art français. A l'époque où l'Académie est pres([ue tout dans les destinées de Fart public, il est presque tout dans l'Académie. En juillet 1821 il fait partie d'une commission des Lettres et des Arts avec Gérard et Fontaine ^.. En 1826 il entre dans la commission chargée de préparer un projet de loi sur la propriété artistique \ En dehors des missions passagères que lui confie le Département des Beaux-Arts, le Préfet de la Seine l'appelle à toutes sortes de commissions pour les travaux d'art de Paris.

Mais, au service de son idéal, il apporte autre chose que ses hautes fonctions : son crédit dans les revues et dans la presse officielle. Il va sans dire que ses dissertations en séance publique de l'Académie, ses notices sur les académiciens défunts, ses discours à leurs funérailles, avant d'entrer dans les recueils de l'Académie pour les Mémoires de l'Institut, sont le plus souvent publiés par Didot. Le Journal des Savants, rétabli par ordonnance du k août i8i6\ lui assure une action sur le public érudit. Membre du bureau dès le début, chargé des Beaux-Arts et en partie de l'archéologie, assistant à la mort de Gosselin en i83o, il avait écrit à Canova sa joie d'entrer au « nouveau et antique Journal », custode de la tradition '. Il y fait campagne pour les artistes et les

1. (Moniteur du /J août). Font partie du Conseil, sur nomination du Roi, Girodet, Gérard, Gros, Guérin, Lemot, sculpteur, Quatremère de Quincy et Castellan, amateurs, le directeur des Musées Royaux, comte de Forbin, et Fontaine, architecte du Louvre. — Remarquer que sauf le <;omte de Forbin, les autres sont les collègues de Quatremère à l'Académie, et ses amis.

2. Comjres des Sociétés savantes des Départements, igoS, p. 464-

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