I. 24 novembre
d'Etat. Parfois libéral lui aussi, par accès*, dans le laisser aller d'une lettre, au détour d'une phrase..., son œuvre écrite ou active est dans l'ensemble une énergique tentative pour restaurer un art officiel et public, tel dans ses sujets et dans son style. La tentative est d'autant plus audacieuse, qu'elle n'est pas soutenue par le gouvernement ; le roi, qui refuse d'intervenir dans la querelle d'Hernani, n'a garde de s'interposer entre les artistes classiques et romantiques. S'il oublie que David fut régicide, pour négocier l'achat des (( Sabines » et du « Léonidas », qui sont des œuvres classiques, il achète « Dante et Virgile » et les (( Massacres de Scio » de Delacroix, la (( Naissance de Henri lY » de Deveria. Mais Quatremère est plus royahsie que le roi : il veut que l Etat ait son art à lui, et qu'il en assure les origines dans les Ecoles, en reconnaisse la perfection dans l'Académie, en garantisse l'exercice par les privilèges au Salon, par les acquisitions pour les Musées, par les commandes pour Paris ou les départements.