Recueil de Dissertât, archéologiques, i
Boudroun\ Convaincu avec raison qu'ils appartiennent à la frise de l'entablement ionique du tombeau, il restitue le tout, sous un aspect qui ne diffère pas sensiblement des restitutions du British Muséum et de Dernier '\ c'est-à-dire en retraits successifs au-dessus d'un soubassement.
Bien plus intéressantes sont ses restitutions des temples grecs. Non seulement il y a des ruines pour point de départ positif, mais il valui-même faire sur place l'étude méthodique de ces dernières, de 1779 à 1780 et de 1783 à 178/i. A l'époque oii l'on confond encore les styles antiques du même ordre, où l'on prend comme authentiques les interprétations deVitruve et de Vignole, il va chercher en Italie et en Sicile 1 architecture grecque, (( la seule 011 l'on trouve dans un parfait accord l'union de la raison, c'est-à-dire de la solidité soumise au besoin, et du plaisir produit par les rapports d'harmonie avec la raison et le goût ^ )). Mais c'est au grec pur qu'il aspire : il s'établit à Paestum, à Agrigente, colonies doriennes, résolu à saisir sur le monument, mesures en main, l'hellénisme originel. A défaut du Parthénon, du temple de Cérès à Eleusis, de Junon à Argos, d'Apollon Epicurius à Pliigalie, il prend ici la passion du large et simple dorique, sans base, (( ce bel ordre, l'ordre par excellence, qui, comme le mode du même nom en musique, était le représentant de la force et de la gravité '. »
Pourles temples de Pyestum, qui ont fait une si belle fortune dans notre archéologie et notre art depuis leur quasi-découverte par Soufilot en 1750'', il ne songe du reste pas à contrôler les plans, coupes et mesures de ce dernier, pas plus qu'il n'admettra en i829-i8341es protestations révolutionnaires de Labrouste contre l'ouvrage de Delagardette, tenu