Michel-Ange, i835, p
!\. Notice sur Dufourny,
5. « Suite de plans, coupes... des trois temples antiques..,, mis au jour par les soins de G. Dumont en 176/i ».
pour classique'. Ce n'était pouitant qu'un dorique de fantaisie, d'à peu près. Mais des i 8i 5 il s'élève contre l'erreui' courante deWinckelmannel de David Le Roy, qui atliibuaientle grand temple de Pîcstum à une « antiquité fabuleuse » à cause de la couiie proportion de ses colonnes, et du P. Paoli, qui l'attribuait aux Etrusques \ A ses yeux il est le frère du Partliénon dans le dorique grec indigène. A Agrigente, en 1779, il reconnaît l'identité, alors contestée, du temple de Jupiter Olympien, en mesure les très raies débris non enfouis, y recueille les matériaux de son article du Dictionnaire d' Architectare sur le dorique grec, et le restitue devant la Classe d'Histoire en i8o5 ; le texte de Diodore ne lui sert que de commentaire aux observations faites sur place par lui-même et par son ami L. Dufourny ^ : c'est d'après un tambour de colonne, d après le diamètre et l'entrecolonnement, qu'exagérant d'ailleurs après Yitruve la fixité des rapports entre les membres de l'arcliitecture grecque, qui connut pourtant, en un même ordre, la souplesse et la vaiiété de la vie,
il déduit (de nombre des colonnes , résultat infaillible d'un
calculfort simple : 8 de front et \[\ sur les flancsS). Il le défend en 181 7 contre les interprétations de Ilaus' qui, après des fouilles hâtives, tient avec raison pour sept colonnes à l'est et six à l'ouest. En 1822, après avoir vu à Londres en 181 8 les dessins de Cockerell,ilémet l'hypothèse de ((deux rangs de piliers dans la cella, surmontés d'un attique ou deuxième ordre, que composaient les (( atlantes » ^ Il restitue aussi, mais sur les seuls textes, et d'après le Parthénon et le grand temple de Pœstum, le temple de Jupiter à Olympie^ : Ab.
1. Mém. Institut, Acad. Inscr., nouvelle série, t. IH, p- 289. — L'ouvrage de Delagardette est de 1793.
2. Mémoire sur le temple de Jupiter à AyrtV/enie, lu devant la classe le 10 ventôse an XIIJ (Mém. de l'Institut, Académie des Inscriptions, t. II, i8i5, p. 270-3o4)-
3. Celui-ci avait déblayé les assises du temp'.e. Quatremère se sert de ses dessins et mesures, et même des notes de Denon.