‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 20 sur 396 · Arrêté du 19 ventôse an VIII (Arch. Nat. AF^v · texte numérisé non relu

Arrêté du 19 ventôse an VIII (Arch. Nat. AF^v

l'homme et sa vie i3

la haute idée que ce parisien, né magistrat de Paris, se fait des attributions du Conseil ^ Il y reste du 19 ventôse an YIII à 181 4, pour y rentrer de 181 6 à i83o, passionnément attentif à l'hygiène, à l'alimentation, à la moralité, et surtout à la beauté et aux richesses d'art de Paris ^ ; d'autant plus attentif, qu'à ses yeux « tout ce que touche le Conseil se généralise. Rien, dans une ville telle que Paris, n'est isolé, rien n'est partiel, rien n'est local » ; et parce que Paris est la ville-type, qui doit servir d'exemplaire, le Conseil est le plus autorisé (( des organes de l'opinion publique ^ ». Pour interpréter celle-ci, il dépose des rapports qui font l'admiration de ses collègues. Nous étudierons celles de ses interventions qui ont pour objet les institutions artistiques et les embellissements de Paris ; mais il en a eu d'autres, par exemple pour la suppression des maisons de jeux : « depuis la Révolution elles n'ont pas eu de frein. L'imprudence s'y égare, l'innocence s'y corrompt, les fortunes s'y engloutissent. Le Conseil général gémit sur leurs ravages * ». Deux fois secrétaire du Conseil, il ne manque pas l'occasion d'encenser le Premier Consul, qu'il a tant combattu : il voit désormais en lui le rénovateur de Paris, le restaurateur de l'ordre, des sentiments religieux, bientôt des formes monarchiques.

En 1804 (16 février) il entre à l'Institut dans la classe d'histoire, où il conquiert dès le début une grande autorité. Mais l'Empereur, qui lui garde rancune de ses Lettres sur les spoliations italiennes, le laisse à l'écart des fonctions de gouvernement. Ce n'est pas que Quatremère ne cherche sa faveur'. A partir de 1806 il est avec Visconti l'âme de la

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