Notice sur Dufourny
L ORCxANISATION OFFICIELLE DE LA RESISTANCE SIQ
Pour son compte, en 1791 , il amène insensiblement le Panthéon de Soufflot, corinthien demi-oriental par sa richesse, tout (( biodc de superfluités », à la gravite dorienne: il s'en vante au Directoire. Il a précipité cette mode ou ce goût qui amène les peintres eux-mêmes, Ingres par exemple, devant le chapiteau, la colonne et la corniche doriques', et qui dresse au fond du « Brutus » de David (1789) et du (( Brutus )) de Lethière (181 2) le protodorique romain ou toscan ". C'est d'Agrigente enfin qu'il a rapporté le goût du colossal. Il sait pourtant que le Parthénon est de dimensions restreintes et que le plus souvent l'impression de grandeur tient à la seule harmonie ; mais le goût, ou plutôt le dogme du colossal, lui venait encore de FEgypte et de Vitruve. Grec d'instinct, il reste vitruvien en doctrine \ comme la classe d'Histoire, comme l'Académisme même*.
Mais c'est à la sculpture, son art à lui, qu'il réserve le meilleur de son œuvre archéologique. Ne parlons pas de ses comptes rendus d'ouvrages. Ils sontpourlant bien intéressants parfois, comme son aj ticle sur les (( Lettres de Mustoxidi et Schlegel sur les chevaux de Venise'» : histoire, fonte, dorure, style, il résume beaucoup de notions sur le quadrige de bronze doré qui occupa, de 1797 ^ i8i5, presque autant de place dans notre art que dans la curiosité des Parisiens. A ses yeux ils seraient grecs, originaires de Chio à l'époque d'Alexandre, contre Gicognara qui y cherche, naturellement, un travail romain, par conséquent italien.
Le gladiateur Borghèse*^ lui offre une nouvelle occasion
1. Inventaire des richesses d'art: collection Ingres à Montauban, n^^ 3o49- 3o52.