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Beulé, et bien d'autres, de lui emprunter ce délicat aperçu ^ (( On croit que l'Ilyssus va se lever, on croit qu'il se lève ; on s'étonne qu'il soit encore là. » Les chevaux du Soleil ne sont presque plus de la sculpture : « la bouche hennit, le marbre est animé, on croit le voir remuer. . . C'est d'une vérité à faire peur )).
Conquis par la vertu des originaux, il proclame donc le premier, ou plutôt en môme temps que Canova^ et avec un bonheur d'expression qu'on n'a guère égalé, le naturalisme délicat de l'Ecole attique du cinquième siècle et de Phidias. Proclamer cela, et que les statues des frontons sont les chefsd'œuvre de l'art grec jusque-là connu, c'est, en 1818, une audace révolutionnaire : en effet, dans la commission de 18 1 6, à Londres, Flaxmann les déclare inférieures au Laocoon, jugement auquel adhérera Millin^ ; Visconti y reconnaît le style du Laocoon, du Torse et du Gladiateur Borghèse, et les place au même niveau, simplement*; B. de Saint- Victor % Emeric David \ réclament aussi en faveur des œuvres consacrées par la tradition classique du xvIll^ confirmée par Winckelmann.
Les lettres à Canova ont donc favorisé le sens du véritable hellénisme. Publiées à Rome par Canova en 181 8, Quatremère en dégage à nouveau le sens et la nouveauté dans son article du Journaldes Savants sur le mémoire de Visconti ; la même année , Letronne se charge du même soin avec plus d'ampleur'. Leur autorité s'établit au département des Antiques avec Visconti, puis avec Clarac, qui s'en approprie la sub-