II. 4^" lettre, 10 juin, p. ^S
1818 * devant les marbres, et s'acliève en 1826) que l'entrée principale est à l'orient et a pour fronton la naissance d'Athena, que le fronton occidental a pour sujet la dispute d'Athena et de Poséidon. Un relief modelé par lui en plâtre fut présenté à la classe en 1812 ; il emporta l'adhésion de tous. Des restitutions dessinées en prenant Carrey pour point de départ accompagnent les mémoires de 181 2 et 1825^, auxquels se rallient Visconti (181 6), Bronsted. .. et désormais la plupart des archéologues ^
Visconti avait déjà noté le fait que les marbres des frontons étaient de véritables statues en ronde bosse, exécutées, non en place, mais dans l'atelier, finies de tous côtés. Quatremère en tire un meilleur parti' : « chose nouvelle pour nos artistes que ces frontons des temples doriques î » Il a prévu qu'ils amèneraient le relief de nos tympans, encore faible au Panthéon en 1791, à grossir jusqu'à 6 mètres de proéminence avec le Christ de la Madeleine (i83o-i83/i) et jusqu à la ronde bosse avec le fronton de Notre-Dame de Lorette (i83o).
Quant au style, son analyse est d'un artiste de goût et de pratique. Le Thésée, l'Ilyssus sont « effrayants » de vérité; à l'exactitude de la musculature se joint la sensation de la chair et de l'épiderme, qu'animent les plis, les veines \ Impeccables de science histologique et myologique, ces figures vivent et respirent. Leurs formes sont correctes, mais amples et charnues. Elles ont l'aisance « de ce qui est né plutôt que fait^ ». Voilà condamné par le Parthénon le « système trop écrit » et sèchement méthodique de l école davidienne. Il trouve même chez les « Parques » quelque chose de plus que le naturel : la grâce, même la coquetterie. Et