Journal des Savants, 1820, p. 87 sq
stance^ ; Beulé s'en est nourri. Elles ont pour elle le crédit qui s'attache, non seulement à l'archéologue des Inscriptions, à l'esthéticien de l Académie des Beaux- Arts , mais aussi à l'artiste et à l'ami de Ganova. IN'oublions pas que la bonne nouvelle est partie de Londres, de Canova enthousiasmé : c'est lui qui l'a appelé, lui a demandé ensuite des Lrttres, les a publiées, et leur a prêté l'immense notoriété de son nom. « Le opère di Fidia sono una veia carne », disait le statuaire^ dont le goût intime dépassait le talent d'exécution. Mais ce qu'il exprimait d'un mot, et dans le particulier, a pris dans le livre de Quatiemère l'importance d un Evangile.
Il a demandé instamment des moulages. L'initiative n'est pas de lui, mais du comte de Forbin, directeur des Musées royaux, en 1817^ Mais dans les a Lettres » le projet s'amplifie : il demande une reconstitution partielle, non avec les fragments eux-mêmes, dont il faut respecter l'isolement et la mutilation, mais avec les moulages, que l'on compléterait d'après les dessins de Carrey '. 11 en fait part à Hamilton, à Canova, à Gockerell ; (( tous ces objets vus en leur lieu et à leur distance nous donneraient certaines leçons... qu'il n'est pas au pouvoir de notre imagination de recevoir" ». On sait que son vœu (sans complément hypothétique) a été réalisé à l'Ecole des Beaux-Arts*^.
lia fait mieux pour nos collections : c'est grâce à lui que fut décidé l'achat de la métope de Ghoiseul-Gouffier,le Gentaure enlevant une femme. Au nom de l'Académie des Beaux- Arts, où son avis emporte tout en matière (( d'antiquités ». il