lettre à Ganova, p
5. i''^ lettre, p. 17. — Sur les moulages que fit faire Giraud, cf Annales EncycL, 1818, t. I, p. 33 1.
6. Gf. Mûntz, Guide de VÉc. des B.-Arts, p. 98. — En 1827 les moulages acquis étaient exposés dans les nouvelles salles des Antiques sous la colonnade, au Louvre (Journal des Artistes, 1827, t. 1, p. 121).
l'organisation officielle de la résistance 2.35
adresse au comte de PradeL le 29 juin 1818, l'expression « des vœux unanimes qu'elle forme pour que le gouvernement conserve à la France le plus grand nombre des objets d'art et d'antiquité que M. le comte de Clioiseul-Gouiïîer avait recueillis'. » Le comte de Pradel lui promet de favoriser l'acquisition '. Laîné, ministre de l'Intérieur, propose alors à ce dernier, pour le choix des achats à effectuer, Dacier ou Quatremère. auxquels on joindraitle comte de Forbin^ Il estofTiciellement désigné le 18 août \ et donne ordre d'acheter la métope; elle est arrachée pour 26 /ioo francs aux convoitises de l'Angleterre et de la Bavière, à la grande indifférence de Forbin, surpris (( que l'opinion attache une idée presque superstitieuse à... ce métope si fruste..., qui offre plus de traits de la barbarie des Turcs que du ciseau de Phydias^ ». En 181 9, lorsque la comphcité de Forbin et de Pradel faillit l'échanger avec l'Angleterre contre les moulages du Parthénon,de Phigalie, du colosse de Monte Cavallo et de la caryatide de Pandrose,le souvenir de la « demande de l'Académie des Beaux- Arts en corps », présentée par Quatremère, la sauva ^
Il a donc été pour quelque chose, sans l'avoir prévu ni voulu, dans le progrès que l'exemple des marbres d'Elgin a fait faire à la technique du bas-relief \ à tout notre art, vers le naturel et la vie. On peut se demander ce qu'il pensa en voyant, non seulement Gortot, Marochetti, Lemaire, David d'Angers, Pradier, Ingres, mais aussi romantiques et réalistes, Géricault, Delacroix, Rude, Barye, Feuchère\ se réclamer