Cf. les plaintes du Moniteur, 8 oct
fi. Lettre de G. Lefrançois aux Arch. du Calvados. 5 Notice sur Girodet.
6. Cf. l'ordonnance du 22 juillet 1816 concernant l'administration du Musée (Arch. Nat., O^* 535-26).
compose. Mais, seule ou non, elle cède, malgré sa puissante influence \ à la poussée de l'opinion et au flot des œuvres.
En [817 il assiste aux séances ; la première, la seule dont les procès-verbaux nous transmettent les délibérations, est un clair reflet de ses idées ^ Le comte de Pradel, président, proclame la nécessité « de poser des bornes à la manie d'exposer », qui a envahi depuis plusieurs années jusqu'à la grande galerie du Musée : on n'y admettra plus aucun tableau. La galerie d'Apollon serait particulièrement alTectée aux dessins, miniatures et gravures, et les tableaux n'occuperaient plus que le grand Salon, la salle qui le précède, et au besoin celle qui suit la galerie d'Apollon. La sculpture moderne ne serait plus exposée dans la salle des Antiques, mais dans les anciennes salles de l'Académie. Seuls, les membres de l'Institut, ceux de l'ancienne Académie, les pensionnaires de Rome et les auteurs d'ouvrages commandés par le Gouvernement seraient exempts de l'inspection du jury. Girodet, féru des Salons comme des Musées, est seul à proposer que l'exposition soit annuelle, et non biennale. Pour les exclusions, Quatremère dut être satisfait : il y eut, dit Miel, son disciple, beaucoup de mécontents, mais (( l'opinion publique réclamait cette juridiction épuratoire^ ».
Il faut croire qu'il se repentit de n'avoir pas été présent aux séances du jury de 1822 ''^ qui laissa passer les Bonington, le Dante et Virgile de Delacroix, la Courtisane de Sigalon, le Soleil couchant et un routier dans une écurie de Camille Roqueplan. Car, en 182/i, il est là, assidu aux quatre séances \ L'heure est grave: classiques et romantiques savent que la première bataille va se livrer. Ingres envoie son
I. Guigniaut, Notice sur la vie de Qualremere de Quincy, 1866, p. 32.
3. Arch. Nat., O^ iSgô/Sôi ; et Arch. Louvre, Salon 181 y et Registre des correspondances, [7 mars 1818. Le jury est composé du comte de Forbin, de Senonnes, Gastellan, Boutard, Fontaine, Girodet, Gérard, Guérih, Gros et Lemot.