‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 316 sur 396 · M., i. XV, p · texte numérisé non relu

M., i. XV, p

6. Visconti, Mémoire sur les ouvrages de sculpture qui appartenaient au. Parthénon, Londres, t8i6, p. i/4-i5. — Les Lettres snr les marbres d'Elgin abondent en fines remarques de praticien. Et il a pour son compte travaillé toutes les matières, plâtre, marbre, bronze, ivoire.

core, c est d après ses maquettes que devaient être sculptés les groupes allégoriques du pont Louis XVI.

Il va sans dire qu'il dessine et grave. Il a éprouvé par le dessin tous les projets de décoration qu'il proposait ou dictait aux sculpteurs chargés de transformer l'église Sainte- Geneviève en Panthéon français : nous avons vu que plusieurs nous sont restés, du style anguleux et sec de son ami Moitte. Des Madelonnettes il grave la masse uniforme, avec quelques groupes de prisonniers \ Nous connaissons ses restitutions de monuments antiques, particulièrement celles du char d'Alexandre et du bûcher d'Hephestion, que Sainte-Croix lui emprunte : la ligne ondulée du xvni* siècle, de Gaylus, y est remplacée par la ligne sèche et rigide de l'Empire. Dans le « Jupiter olympien », les dessins polychromes de l'Athèna, du Jupiter, des trônes précieux oii les colosses sont assis, lui sont empruntés par le Magazin pittoresque^ ; mais le sens de l'hellénisme en est absent. Il dessine, avec un souci peu heureux de l'archaïsme, l'Artemis d'Herculanum et le coffre de Kypselos, mais sans grand regret de n'avoir point réussi à une tentative qu'il traite après tout de puérile : pour ce Français de l'Empire, dessiner dans le goût attique du v^ siècle, c'est travailler dans la beauté éternelle; mais dessiner dans le goût archaïque, c'est de l'anachronisme, du paradoxe. En 1818 il dessine à Londres les têtes de chevaux du Parthénon \ et en 1825 figure à nouveau, d'après les marbres cette fois, les deux frontons: le trait de l'antiquaire dogmatiste en veine de démonstration fige la vie du chef-d'œuvre, que pourtant sa plume sait rendre en frémissant. Sa restitution du Démos de Parrhasios est un curieux essai, après les travaux de Charles Lebrun, de Camper et de Lavater, et avant les chefs-d'œuvre de Gavarni, pour trouver un compromis satirique entre les divers types de la physionomie humaine et les têtes d'animaux. Enfin, dans le dessin de la figure présumée qui fit l'objet de la rivalité entre Apelle et

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