‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 317 sur 396 · Moniim. antiq. restitués, t. I, p. 57-58, et pi · texte numérisé non relu

Moniim. antiq. restitués, t. I, p. 57-58, et pi

Protogène, il essaie pour son compte ce que l'art de la Révolution et de TEmpire a tant cherché sur l'exemple des vases grecs : la délinéation fine, presque idéale. Praticien du trait qui détermine, qui isole, il paraît avoir dédaigné le modelé, qui est la substance, et tous les échanges que l'objet entretient avec ce qui l'entoure. Dessinateur de tendance et de doctrine comme tous les classiques, il répugne à la vraie peinture.

En tous cas, artiste faible en tout mais qui a tout tenté, on comprend que le sculpteur Lebœuf-Nanteuil, lui adressant en 1889 les adieux de l'Académie et des artistes en général, ait très sincèrement fait l'éloge du « sculpteur habile..., de l'architecte qui a le plus sagement écrit sur son art )), de l'artiste et du savant « qui a su joindre la pratique à la théorie * » .

II. — Sous tous les régimes les fonctions qu'il exerce le mettent à même d'entretenir avec les artistes des rapports ofRciels et de leur rendre propices la loi et l'Etat ; homme public, il les a passionnément servis.

Nommé administrateur du Panthéon, il ouvre aux sculpteurs et aux ornemanistes, durant quatre ans, l'immense atelier, atelier d'Etat, le seul oii la sculpture trouvât aliment en l'absence des commandes privées. Les travaux d'émulation, statues ou bas-reliefs, que la Constituante avait mis au concours en 1791, « pouvaient ne devenir que des objets d'étude inhabiles à toute destination publique » : il offre aux sculpteurs de les approprier à la décoration du péristyle du Panthéon ^ C'était stimulerleur talent en donnant à l'œuvre un objet, une fin. Pendant qu'il esta l'Assemblée électorale de Paris, celle-ci reçoit une « Adresse des artistes réunis qui ont obtenu le décret du 2 1 août pour la liberté de V exposition au Salon )), sur l'opportunité de nommer des artistes à la deuxième

1 , Arch. Acad. B.-A., dossier 1889. — Raoul Rochette dit qu'il « possédait au plus haut degré le sentiment de l'artiste» (Discours à ses funérailles, 3 décembre i8/i9).

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