I. 2^ partie, les Palais : le Louvre
3. Lettres de mai 1821 et de janv. iSaS (Arch. de l'Acad. des B.-A.). ?). Cl", le chapitre sur Quatremère arrhcologue. — La Notice sur Dufournv, 1823,
dessins, et pour publier des « Monuments de Sicile ». Nommé secrétaire perpétuel en 1816 à la suite du refus et de la recommandation concertés de Dufourny, il a, après sa mort, exécuté son ancien et cher projet: la publication des Lettres de Poussin (182/i), dont le défunt possédait les 1/I6 originaux adressés surtout à Ghantelou\ Art dorien, Italie, Poussin, ils pratiquent ensemble les mêmes cultes.
Si 1 architecte néo-dorique du palais botanique de Palerme a fait Quatremère secrétaire perpétuel, Peyre le Jeune, auteur du palais de l'électeur de Trêves à Coblentz et de l'adaptation de l'Hôtel de Salm à la chancellerie de la Légion d'Honneur, a salué comme une promesse de gloire pour les arts sa îiomination d'Intendant général des Arts et Monuments publics en 181 5^. Yaudoyer, qui aménage l'Institut au Palais Mazarin (i8o/4-i8o6), lui rappelle qu'il est son « contemporain de Rome » comme un titre glorieux et un droit à l'Académie. L. Pierre Baltard escompte sa « bonté » en lui oïïvàni SGS Prisons et Hospices (182^)^ ', Ch. Norry, qui avait publié en 1799 la Description de plusieurs monuments de l'Egypte, et Mazois, l'auteur des Ruines de Pompéï (181 3-1 838), en se chargeant de sa correspondance avec Canova, mettent sous les auspices des deux amis leur fervent italianisme. De Mazois Quatremère récompense l'orthodoxie en faisant au Journal des Savants les honneurs de son a Palais de Scaurus ou description d'une maison romaine » (1819) \ Nous avons vu Alavoine, qui est en contact avec le gothique à la basilique de Saint-Denis (à partir de [81 5) et à la cathédrale de Rouen (182/I), se remettre sous lui à la discipline pseudo-classique pour les travaux de la fontaine de la Bastille et du Pont Louis XVI.
Sous la Restauration son favori a été Huyot, élève de David
1. Cf. R. Schneider, La première édition des Lettres de Poussm (Bulletin de la Soc. de rriist. de l'Art franc., 1910).
2. Considérations sur la nécessité de rétablir l'Acad. d'Architecture, Paris, i8i5,
3. Lettre d'octobre 1829 (Arch. Acad. B.-A.). l\. Journal des Savants, 1820, p. 286.
et de Peyre. Dès i8i5, en séance publique de l'Académie, il loue ses restaurations des monuments antiques de Rome \ participe en 1817 au questionnaire archéologique que Huyot et Forbin emportent dans leur voyage de Grèce, d'Orient et d'Egypte \ lui demande, au retour, ses dessins des basreliefs encastrés au château de Boudroun (combats de Grecs et d'Amazones) pour les replacer dans sa propre restitution du tombeau de Mausole, refuse pour la lui céder, en 1822, la place de professeur d'histoire de l'architecture à l'Ecole des Beaux-Arts, et (( l'enrôle » avec Castellan pour continuer son Dictionnaire d Architectare^ . Huyot de son côté montre, à propos de la chaire de Saint-Germain-des-Prés, le cas qu'il fait d'un maître. C'est aussi pour cette chaire qu'il s'est associé Godde. que Darcel et les romantiques ont maudit comme (( le mutilateur de toutes les églises de Paris ' » ; il le dirige encore dans la restauration du palais des Thermes. Encore un élève de Lagardette, donc un néo-antique, un Vitruvien, et qui l'a bien montré au séminaire de Saint-Sulpice (1822) et à l'entrée du Père-Lachaise.
Plus original est Abel Blouet. C'est un honneur pour Quatremère de lui avoir donné son patronage, et de l'avoir orienté vers l'étude de l'hellénisme. S'il envoie le jeune (( laureato » chez Canova, à son arrivée à Rome en 1822, c'est pour lui porter son mémoire sur la Vénus de Milo \ Il s'associe certainement à la section d'architecture de l'Académie, en 1825, pour obtenir du gouvernement la publication de ses Thermes de Caracalla (1828) ; et comment croire que les commissaires, Raoul Rochette pour l'Académie des Inscriptions, Percier et Huyot pour l'Académie des Beaux-Arts, l'aient désigné sans son avis, en 1828, comme attaché à l'expédition de Morée, alors surtout qu'il s'agissait d'explorer les champs
1. Notice sur les trav. de l'Acacl. depuis i8i5. Huyot, pensionnaire de 1808 à 1812, avait restitué le temple de la Fortune à Préneste (Ecole des B.-A.).