Disc, de Kersaint (Mojilteur, i3 février
4. Journal de Paris, 12 oct. 1791. — Cf. aussi Arm. Brette, Histoire des édifices oii ont siégé les Assemblées parlementaires de la Révolution française, t. I, 1902, p. 2o4, 220.
5. Arch. Parlement., i""^ série, t. 38, p. iio. — Quatremère est commissaire de l'Assemblée lorsque David, en octobre ou novembre 1791, installe son atelier, pour son Jeu f!e Paume, dans la nef de l'église des Feuillants où il dut le visiter souvent. Il n'était plus commissaire lorsque l'autorisation officielle fut donnée le 10 décembre 1791.
3o l'intervention dans les oeuvres
pose à ce que le bureau de comptabilité occupe la partie du couvent des Feuillants encore habitée par les religieux, dans un des plus beaux quartiers de Paris, dont il prévoit la fortune si on laisse les compagnies qui s'offrent installer le luxe sur des terrains qu'un usage national frapperait au contraire de stérilité. Il annonce que le département de Paris doit présenter incessamment un rapport, auquel son intervention n'a pour but que de préparer les voies en le résumant à l'avance, et réussit à détourner sur la ci-devant Chambre des Comptes, située dans la cour de la Sainte-Chapelle, le danger qui menaçait les derniers bâtiments disponibles des Feuillants. Leprojet dont ilvoulait assurer le succès, Kersaint, commissaire du département pour les monuments, le présente à l'Assemblée le 12 février \ en reprenant les arguments de son complice : le Palais Législatif serait la Madeleine, achevée dans sa partie postérieure en rotonde, sur le modèle du Panthéon de Rome. L'architecte Molinos, dont nous savons les étroites relations avec Quatremère, avait compris cette transformation par réminiscence dans son vaste projet sur les monuments publics, de 1791^; le plan, parle portique, s'adaptait bien à la destination d'un temple des Lois, et, par la rotonde, à une salle des délibérations. De concert avec Kersaint, Quatremère demande et obtient le renvoi du projet devant le Comité d'instruction publique ^ qui le charge, avec Carnot, d'un rapport que les événements l'empêchèrent de rédiger'; il dut regretter, lui qui laïcisait à cette époque Sainte-Geneviève en Panthéon français, cette idée de la Madeleine laïcisée et terminée en copie du Panthéon d'Agrippa : ici et là laïcisation et réminiscences antiques allaient de pair. Sans mandat politique depuis le début de la Convention, et