Lettre du 21 janv. 1809 (Bibl. Ni
LEURS RAPPORTS PARTICULIERS 3^ï>
lue dans « la grandeur et le repos » Du cheval lui-même, à la demande de Quatremcre, il détend la jambe postérieure et allonge les reins \ Qu'on regarde l'œuvre sur la place du Plébiscite, à Naples : au nom du système idéal, Quatremère a réussi à intercepter le mouvement ^
Le Jupiter Olympien, qui consacre en Europe la réputation de l'archéologue, a une très grande influence sur l'artiste', à qui il avait été dédié avant le retour de Louis XVIIL Déjà, en 1810, à Paris, si Canova évoquait devant Napoléon le Jupiter Olympien et la Minerve du Parthénon' en faveur de la destination publique des œuvres d'art, c'est qu'il sortait des entretiens de son ami. Après 181 5 il lit l'œuvre et se la fait relire pendant qu'il sculpte, la goûte « sommamente » ' pendant que son cher Cicognara la traduit en italien ^ se charge d'en écouler des exemplaires à Rome, à Venise, à Naples. même en Allemagne ', et, ce qui est mieux, y puise de curieuses inspirations. L'idée et les détails de la «Concorde^ assise sur son trône » sont des réminiscences des dessins de divinités assises, dont la restitution préoccupait depuis longtemps Quatremère : aussi celui-ci déclare-t-ril que la Concorde est de l'art grec\ Les Trois Grâces (i8i/i) sont sculptées, non
T. Lettres de Canova, ii avril 1810, déc. 1821 (Bibl. N'«). — Quatremère, Canova, p. 224-227. — Missirini, op. cit., p. 279-280. — Pour le projet de sa Religion, Canova craint toujours qu'elle ne soit trop naturelle aux yeux de son ami (lettre du 17 août 18 14).
2. Il trouvait aussi un mouvement exagéré à la statue debout de Napoléon, et le cou trop long. Giraud partageait son opinion. Canova se défend en invoquant l'Apollon du Belvédère, dont il s'est inspiré (Lettre du 7 mai 181 1, Bibl. Nat.)
3. Cf. le témoignage de Cicognara, Storia délia Scult., t. III, p. 298.