Arch. Nat., D. III 384, n
tre, invoque cette recommandation comme un titre précieux pour son allié \ C'est qu'en elTet le protecteur est puissant; l'Assemblée électorale de Paris, dont ils font partie ensemble, vient de l'élire à la Législative pour défendre les intérêts de l'art et des artistes. En le félicitant, Pastoret rend hommage à la conformité notoire de leurs vues et à leur amitié : (( Vos efforts seront secondés par le peintre illustre que nous avons pour collègue et que vous avez pour ami ^ ». Dans la campagne contre les anciennes Académies, nous savons que David est son lieutenant et triomphe à la première exposition libre où Quatremère est commissaire ; en 1792 ils sont collègues à la commission des récompenses, où le peintre reçoit le prix le plus considérable ^ La même année, sous la direction de Quatremère, David collabore à l'apparat de la fête de Simonneau. Mais voici la Terreur : les deux amis sont séparés par leurs partis ; tandis que David, qui entre à la Convention, va vers la Montagne, Quatremère, resté libéral, devient suspecl ; la signature du premier voisine avec celle de Yadier et de Lebas sur l'arrêté du Comité de Sûreté générale qui ordonne l'incarcération de l'autre aux Madelonnettes. Quatremère garda toujours ce papier dans ses archives personnelles ^ ,
Après thermidor l'art les rapproche : David signe en 1796 la pétition inspirée par Quatremère contre le déplacement des œuvres d'art de leur chère Italie ; en 1798, la critique qu'il fait entendre lors de leur entrée solennelle à Paris est un écho de la brochure déjà fameuse de son ami^, les Lettres à Miranda. Sous le Consultât et l'Empire leur amitié est assez