‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 367 sur 396 · Le 9 déc. 1824 (cf. Delécluze, op. cit., p. 2g · texte numérisé non relu

Le 9 déc. 1824 (cf. Delécluze, op. cit., p. 2g

4. « Le père de l'école française n'est plus là, écrit Gros à David, et les imperlinenccs ol le vagabondage delà peinture sont à leur comble » (Lettre du 19

LEURS RAPPORTS PARTICULIERS 4o5

coupole du Panthéon, on s'aperçut que le Charlemagne était calqué sur le masque de Jupiter Olympien ^ : Quatremère a dû se réjouir de ce qui fait l'irritation de Gustave Planche. Nul doute qu'il n'ait contribué avec David à le ramener aux sujets classiques. Il paraît, dans sa Notice, regretter ce retour; mais c'est après Y Hercule et Diomède (i835) et la catastrophe finale î Encore déplorc-t-il, non pas précisément que Gros ait voulu quitter les sujets modernes pour lesquels était fait son talent, mais qu'il les ait une fois adoptés. Et Y Hercule et Diomède, qui achèvent d'anéantir la gloire de l'artiste, restent pour lui (( d'un fort grand mérite d'ensemble et de détaiP )). Si, dans son éloge, il le revendique définitivement pour l'Ecole, c'est qu'il a aidé David à l'y faire rentrera Son influence sur lui a été la même que sur le maître, mais presque quotidienne', directe, et fortifiée delà toute puissance que prennent parfois les formules sur les hommes d'instinct. De Girodet affaibli, découragé, il a été le confident \ Il eut le très vif regret de ne pouvoir assister à ses obsèques et d'être obligé de confier à Garnier, président de l'Académie, qui la transmit à son tour au « peintre d'Atala », la croix de la Légion d'Honneur qu'il devait déposer sur le cercueils II aimait en lui, non seulement leDavidien qui relève de style les sujets empruntés à une histoire d' « Indiens » dans les solitudes du Nouveau-Monde, mais la vivante condamnation du régime de l'Empire, qui négligea ou enrôla dans la pein-

scpt. 182^). C'est précisément l'obsession de Quatremère, surtout à cette époque, qui est celle des Lettres de Poussin et du Raphaël. — L'amitié et vénération de Gros pour Quatremère s'affirment dans son discours aux obsèques de Denon le 3o avril 1825.

1. G. Planche, art. de i83i dans les Etudes sur l'École française, i855, p. III.

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