I. Correspondance AN, F''^ 333''', liasses i, 8 et i
3. Rapport de Van II, i'*' partie ; et Rapport de Lebreton, p. i32.
3. Histoire de l'Art, traduction Janscn, 1. IV, chap. m, par, 3 et 4-
l\. Aux Est. : style sec et dur de l'école de Moitte (cf. ce qu'en dit Rcnouvier, VArt pendant la Révolution, t. I, p. 48). On voit le groupe installé, dans la coupe du Panthéon gravée par Durand (^Recueil et parallèle des édifices anciens et modernes, pi. lo), ainsi que la Renommée de Dejoux sur la lanterne.
Ixl L INTERVENTION DANS LES OEUVRES
Cette effigie sera colossale ; colossale aussi la Renommée de Dejoux\ qui surmontera le faîte du Panthéon, colossales m les trente-deux statues du couronnement, et la Liberté de " Lorta, la Loi de Roland..., entre les colonnes du péristyle. Six, neuf, onze et douze pieds sont des mesures coutumières, dans les conceptions de Quatremère. Roland et Cliaudet protestent contre le surcroît de travail, et Rondelet à cause du poids'; mais, dans la correspondance et dans les rapports de l'administrateur, colosse et colossal reviennent sans cesse, non seulement en vertu d'une nécessité d'adaptation proportionnelle à Tédifice, mais comme l'expression d'une exigence des yeux et de l'esprit. W revient d'Agrigenle, où les dimensions du temple (( des Géants » l'ont frappé, et commence à préparer un travail sur les colosses clirysélépliantins. Il se figure que la jdIus haute stature pour les héros « est une tradition des artistes de l'antiquité » ; théoriquement, il y a « corrélation entre les dimensions et les formes, et les impressions que notre esprit eu reçoit^ ». L'art dont il tente ici l'application, après en avoir donné la formule dans son Dictionnaire d'Architecture, est pour réagir encore contre l'art du xvin", qui fut joli, c'est-à-dire mesquin^. Il a donc encouragé dès 1791 la Révolution et l'Empire dans ce goût, qui va devenir universel', pour le colossal, « moyen de style idéal », d'ailleurs conforme à la majesté des idées et des événements. Dans les souterrains du Panthéon gisent encore quelques débris, fragments de pieds ou de jambes en plâtre, des
1. Cf. la gravure dans les Annales du il/usée (Salon 1808, t. II, pi. 35) de Landon. Elle devait être fondue avec le bronze des canons conquis. La fonte manqua, et d'ailleurs on redoutait le poids ; mais le projet de Quatremère fut repris par la monarchie de juillet qui confia à Gortot une « Immortalité » de 16 pieds, dont le petit modèle en bronze est au Louvre.