J Instruction publique et le Dévouement patriotique
3. Il y a vinc vue de l'édifice, tel que Quatremère l'avait transformé, dans la Description de^Paris, 1. 1, p. 109 ; dans l'estampe de Girardet : Y Apothéose deJ.-J. Rousseau, 179/1 (Carnavalet, salle XT) et dans le Recueil de Durand déjà cité.
4. Cf. Biographie, p. 5 et 6 ; les pièces sont aux Archives Nationales, F^-^ 333a.
5. « L'excellent rapport » de « l'élève de Vitruve et de Winckelmann, rival et ami des artistes «(5 août 1791).
6. Monuments de Paris envoyés a l'empereur de Russie (i(So9-i8i5), p. ^8 (BN, Est., Ve 6ia). C'est môme à Quatremère, non à Rondelet, qu'il attribue le mérite d'avoir rendu la solidité au Panthéon,
/Ji l'intervention dans les (ŒUVRES
nelle\.., ajoutent par leurs éloges au prestige de Fœuvre et de l'administrateur.
La sculpture du Panthéon fut (( un grand moyen d'émulation et d'étude..., un cours pratique, auquel on doit des progrès réels ; pendant les trois dernières années de ces travaux seize statuaires et environ cent sculpteurs y ont été constamment occupés S). C'est dans cet immense atelier que se consomme la rupture entre l'art du passé et le nouveau. Aussi Legrand estime- t-il que ce « concours, où la plupart de nos statuaires furent appelés..., doit faire époque dans l'histoire de la sculpture en France^ ». En 1791, en effet, le moment est propice à l'administrateur pour le choix de ses auxiliaires : des représentants de la vieille école, Pigalle est mort en 1786, Falconet meurt précisément en 1791, J. Gafïieri va mourir en 1792, Glodion se prépare à partir pour Nancy. 11 n'admet pas Deseine qui vient d'entrer en mars 1791 à l'Académie, qu'il combat, et qui a pour elle le zèle d'un néophyte; il ne prend pas Pajou, et ne reprend pas Houdon, dont il dut être heureux, au point de vue du goût, de faire disparaître les bas-reliefs religieux. Fontaine, qui a connu de près ses intentions, nous les livre • c'est de faire appel « aux artistes les plus habiles, ... aux jeunes sculpteurs qui, ayant achevé leurs études en Italie, revenaient en France, et y apportaient, avec le désir ardent de se distinguer, les principes d'un goût puisé dans l'admiration des ouvrages anciens^ ». Ce sont « les grands principes de l'antique » que Legrand voit ici « modelés ».
Il est vrai que Roland a quarante-cinq ans et Dejoux soixante, mais ils ont rapporté d'Italie les bonnes doctrines : Quatremère lui-même s'en porte garant. Dejoux a été son camarade d'atelier chez Coustou; Cartellier (34 ans), Chaudet(28 ans) mûrissent leur talent sous sa direction; celui-ci, dans son bas-relief de début, Joseph vendu par ses frères