‹ Quatremère de Quincy et son intervention dans les artsChapitre 47 sur 396 · Lcbreton, op. cit., p. i3o · texte numérisé non relu

Lcbreton, op. cit., p. i3o

3. Description de Paris, i^^ partie, p. /jg. 4- Op. cit., p. 48.

LES TRAVAUX d'aRT ET EMBELLISSEMENTS DE PARIS /|5

(1784), avait multiplié les plans et sculpté les lointains: «j'aurais sculpté la pluie », disait-il plus tard; mais, revenu de Rome en 1788, il fait ici son suprême reniement, et entre si bien dans les vues de Quatremère, que son bas-relief du Y>érhiy\e, TE malation de la (j/oiVe, scandalisa la routine. Moitte, élève de Pigalle et de Lemoyne, achève ici son abjuration, et c'est Quatremère qui révèle au grand public ce graveur fin, précis et un peu sec, jusque-là confiné dans des dessins d'orfèvrerie ^ Aussi les chérit-il comme des collaborateurs ou même des disciples, il les suit dans leur carrière, les patronnes prononce sous la Restauration leur éloge officieP. Dès 1792 il pouvait écrire : « Je n'ai pas trouvé un artiste qui ne soit d'accord avec moi ^ » ; eux-mêmes reconnaissent leur dette : Moitte exprime à l'Institut, en 180/i, sa reconnaissance à « l'administrateur éclairé qui les dirigea )).

L'influence de l'art du Panthéon, c'est surtout le développement de la sculpture monumentale, du bas-relief de destination certaine. Quatremère le premier, et Lebreton, Fontaine. . . , fontpartir de cet atelier sarenaissance et son expansion considérable sous l'Empire. (( Depuis le Panthéon, dit Quatremère, on s'y est mis : que d'œuvres s'exécutent en ce genre !^ » Le rapport sur le grand prix décennal^ confirme son témoignage ; les bas-reliefs de Moitte pour les fêtes révolutionnaires, à la colonne de Boulogne, au Sénat, au mausolée de Desaix; ceux de Moitte encore, de Cartellier, Chaudet, Roland, Lemot, Ramey et Lesueur au Louvre, et bien d'autres, proclament que la haute dignité de la sculpture, à

I . Cf., sur Moitte, l'éloge de J. Lebreton en 1812 (Mém. de l'Institut, 4® classe, t. XX), le discours de Quatremère à ses funérailles en 1810, et Em. David, Sur les progrès de la sculpture française depuis le règne de Louis XVI. J.-B. Giraud, un des amis de Quatremère, fut élève de Moitte,

a. Au jury national des arts de 1795. Jl obtient pour Forfcin et Lecomte en 180 1 des bustes pour les Tuileries.

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