Séance du 25 juin 1818 (Proc.-verb. aux Arch. Nat
cription de Paris : l'année suivante les travaux du portique à ritalienne, à la bolonaise, étaient repris'.
En architecture, le ministre de l'Intérieur ayant soumis en 171 7 à l'Académie le projet, dressé par Damesme sur les indications du comte de JoufTroy, d'un Opéra à édifier rue de Rivoli et de Castiglione, précisément sur les terrains précieux qu'il avait jadis défendus contre la convoitise de la Législative, il juge, avec la section d'architecture, qu'il faut laisser l'Opéra oii il est, rue de Richelieu, et, pour le dégager, transférer au Louvre la Bibliothèque du Roi. Du reste « il ne faut pas remettre à une société particulière le soin des embellissements de Paris » ; l'Académie n'est-elle pas la gardienne officielle du goût "^ En effet, dans son rapport à Laîné au nom de la commission, il rejette un projet de théâtre « sans aucune espèce d'ornement allégorique ou symbolique, aucun bas-relief, aucun signe qui rappelât la destination de l'édifice ^ )) ; le Dictionnaire historique d'architecture nous dit quel est son vœu: une salle de théâtre demi-circulaire, simplement couverte, comme dans l'antiquité. En tous cas voilà écartée la conception par trop austère de l'élève de Ledoux. Désirant « réunir au collège d'Harcourt l'administration de l'Université de Paris », il « dicte » à Guignet, futur architecte du collège devenu le Lycée Saint-Louis (1820), de nouveaux projets. Guignet, candidat en 1819 à la succession de Gondoin à l'Académie, lui rappelle^ leurs conférences, 011 il avait l'honneur de lui « soumettre ses plans », qui seront exécutés de 1822 à 1830"^ : de là peut-être la grecque qui court le long de l'édifice, les pilastres de la partie supérieure, et, au soubassement, les refends que Quatremère sollicitait au-dessous de la colonnade du Louvre.
En 1826, les accroissements des collections royales exi-