Rapport de l'an II sur le Panthéon, 2^ partie
2. Cf. aussi le beau rapport de Chalgrin au conseil, le 16 germinal au V, sur la conservation des monuments de Paris : Les thermes sont mentionnés (Arch. Nat., F13 333«). ,
3. 2^' lettre, fin. — Cf. aussi le Recueil et parallèle des édifices en tous genres, par Durand et Legrand, an VIII, p. l\o, et les Antiquités de la France, de Glerisscau et Legrand, i8o/i, préface.
4. 1807, no I : « que le gouvernement veuille bien acqviérir la vaste salle... de cet antique palais..., qu'il la réparc... ; là on pourrait réunir le petit nombre de sculptures antiques exécutées ou du moins apportées par les Romains à Paris, que l'on y a retrouvées, que l'on y découvrira encore ». — Du Sommerard se trompe donc quand il fait remonter le premier projet du musée à 18 19 (Notice sur l'IIotcl de Clunj et sur le Palais des Thermes, i834)-
LES TRAVAUX DAIl T ET EMBKLLISSEMEM S UE PARIS 8;
édifice (( riche en souvenirs et fécond en leçons de tous genres pour l'art de bâtir, fût enfin désobstrué dans ses abords,, fouillé dans ses fondations, soustrait aux agents destructeurs qui hâtent sa ruine, et mis en état d'offrir de longs exemples au peuple qui veut marcher sur les traces des Romains * ». Il ne cessera, en effet, d'inviter les architectes à venir étudier sur ce magnifique exemplaire la voûte d'arêtes, où les Romains excellèrent pour diviser les poussées, le mode de construction, si solide et si économique à la fois, pratiqué avec des matériaux vulgaires tirés du pays, et la belle distribution des lumières ^ Est-ce là que l'Empire et la Restauration ont pris en partie leur goût pour la voûte d'arêtes ?
En 1817, Grivaud de la Vincelle ayant, dans son Recueil des Monuments antiques de V ancienne Gaule, émis le vœu d'un musée gallo-romain dans l'antique salle des Thermes^, Quatremère, qui s'est chargé de présenter l'ouvrage dans le Journal des Savants', revendique en l'appuyant cette initiative, déjàancienne, et gourmande l'indifférence des Parisiens. Ce Muséum central serait le modèle des institutions analogues de province, et l'Académie des Inscriptions, devenue l'âme de toutes ces enquêtes, signalerait au gouvernement les acquisitions destinées à le peupler. L'année suivante son